Sport-Auto.ch – BENTLEY MULSANNE EWB

Sport-Auto.ch – BENTLEY MULSANNE EWB

Bentley, a five-time winner of the 24 Hours of Le Mans, has put his sporting heritage to good use in order to stand out from Rolls-Royce in the luxury segment. Although the Bentley Mulsanne EWB is not the most sporty of the brand, I entrusted it to the pilot of Geneva Harold Primat. Eighth of the 2015 Nürburgring 24 Hours at the wheel of a Continental GT3, he highlighted some of the ties that bind the Mulsanne to his racing Bentley.

Bentley Arnage, Bentley Hunaudières and Bentley Mulsanne are also models that pay tribute to some of the most emblematic sections of the Le Mans 24 Hours circuit that the British brand has won four times in succession from 1927 to 1930, then a fifth time in 2003. Motor sport is thus an integral part of the brand’s DNA and the Bentley Continental GT3, presented in 2013, has participated in more than 500 races since.

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« This commitment to competition has not only demonstrated our competitiveness, it has also allowed us to dust off the image of Bentley. » Wolfgang Dürheimer, President of Bentley, who led the research and development Porsche, recall, if necessary, the advantages that a manufacturer can derive from motorsport. Without the latter, Bentley would not be what it is today and so is Audi, with some of the most powerful engines under the bonnets of Bentley, both of which are part of the Volkswagen group .

If the Bentley Continental GT V8 S Convertible I had tried in July was powered by a 4.0 L V8 biturbo that also equips the Audi RS6, RS7 and other S8, the Mulsanne EWB’s 6.75L V8 biturbo is reserved for the products from the brand to the winged « B ». This is an exclusivity well suited to this unusual car, by far the most luxurious and the longest tested so far by Sport-Auto.ch.

With its 5.825m length, it actually exceeds 80cm the Porsche Panamera Turbo tried last year. As it is the EWB – Extended Wheelbase model, ie the extended wheelbase in French – « our » Mulsanne is 25 cm longer than the basic model. Extending the wheelbase fully benefits the passengers of the rear seats, which enjoy a comfort worthy of the first class of the best airlines.

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It was nevertheless behind the wheel that I took first place. The presence of two cameras, one at the rear and the other at the front, facilitate the maneuvers, the dimensions of the « beast » remain impressive. The same goes for the quality of leather, precious wood and thick carpets as well as silence on board. Except when the accelerator pedal is overwritten. In this case, the 512ch V8 biturbo sounds the load and moves the 2.8 tons of the whole at an unsuspected speed considering the template of the vehicle. Bentley announced a time of only 5.5 seconds for the acceleration from 0 to 100km / h; an exercise nevertheless vulgar for a car of such a class. Moreover, as the most attentive will notice in our photos, the red zone starts at 4’500trs / min already, to which the gear box automatically switches the upper gear when using the paddles on the steering wheel. Yet it is indeed a petrol engine! But with its torque « truck » of 1’020Nm available from 1,750 rpm, there is no need to inconvenience the rear passengers with noise and jerks that would cause accelerations at higher speeds.

Après être entré sur l’autoroute à la vitesse de l’éclair à Bulle, j’opte plutôt pour une conduite «chauffeur de maître». Le régulateur de vitesse bien calé à 120 km/h, le silence est proche de l’absolu. La boîte automatique ZF a sélectionné le 8ème rapport et le moteur tourne à peine plus de 1’000trs/min. Je n’entends que le système de ventilation des sièges réfrigérés. Deux boutons ad hoc permettent de choisir trois niveaux de réfrigération ou de chauffage de chacun des quatre sièges. Je choisis finalement la position 0 et le silence est alors véritablement absolu.

A la faveur de la descente de Châtel-St-Denis à Vevey et, par la suite, d’une densité de circulation me faisant davantage rouler à 100km/h qu’à 120km/h, j’arrive à l’aéroport de Genève en n’ayant consommé que 9.6l/100km pour une moyenne de 104km/h. C’est encore moins que les 10.1l/100km revendiqués par Bentley en conduite extra-urbaine. Cela est remarquable pour une voiture d’un tel poids et d’une telle puissance. De telles valeurs s’expliquent par le système COD (cylinder on demand). Lorsque l’exploitation de la puissance est modérée (par exemple à vitesse constante sur autoroute), la commande du moteur désactive en toute discrétion quatre des huit cylindres et contribue ainsi à réduire la consommation.

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Mais assez parlé de technique, je me glisse à la place arrière-droite en laissant le volant à mon chauffeur qui vient de rapporter une Mercedes AMG d’essai au concessionnaire de Genève. De là, il me conduira dans la campagne genevoise où nous avons rendez-vous avec Harold Primat qui a participé à sept reprises aux 24 Heures du Mans (6ème au classement général en 2010) et qui est l’heureux propriétaire d’une des Bentley Continental GT3 avec lesquelles il a couru en 2015.

Le confort est royal et je ne me lasse pas d’essayer les différents réglages du siège. Tout comme les deux sièges avant, les deux sièges arrière possèdent également la fonction massage. Je peux également actionner électriquement les rideaux et sortir le pupitre en bois, de même que la télévision, judicieusement escamotée dans le siège avant. Mais le summum est constitué par le compartiment à cocktail illuminé, encastré entre les deux sièges. Cette option, facturée 8’225 euros, comprend deux carafes en cristal, deux verres taillés à la main, eux aussi en cristal, et une flasque en acier inoxydable.

Arrivés chez Harold Primat, celui-ci nous reçoit avec une caisse à savon qui reprend les codes stylistiques de la Bentley Continental GT3 avec laquelle il avait disputé les 24 Heures de Spa : «Ce sont mes mécaniciens qui me l’ont offerte à la fin de la saison», nous explique-t-il. «Ma Bentley de compétition se trouve à Crans-Montana.» Elle y est en bonne compagnie avec sept autres bolides dont l’Aston Martin LMP1 du Mans, une Mercedes SLS GT3 et le proto Swiss Spirit avec lequel son coéquipier Marcel Fässler avait signé la pole-position aux 1’000km de Spa en 2005.

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Confortablement installé au volant de la Bentley Mulsanne EWB, Harold Primat se retrouve dans un environnement familier : «Je ressens cette même sensation d’espace qui m’avait impressionné dans la Continental GT3. Je sortais alors de deux saisons disputées au volant d’une Audi R8 et d’une Mercedes SLS et leur habitacle était nettement moins large», précise-t-il. «On se sent immédiatement à l’aise. La largeur du véhicule peut certes être pénalisante dans les chicanes, elle contribue néanmoins à une stabilité parfaite dans les courbes négociées à grande vitesse.»

Pendant son essai sur des routes de campagne, il n’est toutefois guère question de rouler à grande vitesse mais plutôt d’analyser la qualité du travail des ingénieurs de Bentley qui ont réussi à allier le côté statutaire et luxueux d’un paquebot de près de 3 tonnes et six mètres de long avec un comportement dynamique et des accélérations susceptibles de rivaliser avec bon nombre de GTI.

«Je me souviens très bien des propos que m’avaient tenus en 2015 les responsables de Bentley. Ils m’avaient en effet expliqué que leur engagement en compétition avait pour but de rajeunir la clientèle de la marque en lui proposant des voitures qui soient aussi luxueuses que dynamiques. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils y sont parfaitement parvenus», relève Harold Primat qui s’installe maintenant à l’arrière de la Mulsanne afin de goûter pleinement à tout son raffinement et à l’espace hors du commun procuré par les 25cm supplémentaires de cette version EWB à empattement long.

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«Là, j’ai vraiment l’impression d’être un pacha et, avec le programme de massage, c’est exactement la voiture qu’il m’aurait fallu pour le retour des 24 Heures du Mans», conclut-il. Et cette Mulsanne est d’autant plus indiquée à transporter un pilote après une course qu’elle dispose, comme nous l’avons relevé plus haut, d’un compartiment à boissons avec tout ce qu’il faut afin de fêter une victoire ou d’oublier une défaite pour paraphraser une des célèbres citations de Winston Churchill…

Un dernier clin d’œil au sport automobile se retrouve sur les deux pédales. Elles semblent ajourées comme celles d’une voiture de course. Mais à y regarder de plus près, les points noirs qui les distinguent sont des éléments de caoutchouc ! Le mode de conduite sport, un des quatre disponibles avec les modes Confort, Bentley et Individual, n’est lui aussi pas véritablement sportif. Il nous a cependant permis d’avaler à très vive allure et sans trop de roulis les courbes de la montée de l’autoroute qui relie Vevey à Châtel-St-Denis. Impressionnant !

The consumption indicator then indicated a value of 40l / 100km, it is also impressive! But when one loves, one does not count. This also applies to the price of our test Mulsanne EWB. Its basic tariff of 295’400 euros is weighted by 70’595 euros of options (detailed in the data sheet hereafter) for a total invoice of 365’995 euros, that is to say CHF 423’822 during the day.

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